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À table à Safad en 1946 : une carte de restaurant comme source de l’histoire alimentaire palestinienne

Étude historique documentaire — mémoire alimentaire palestinienne

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Auteurالشيف أحمد حساسنة | Chef Ahmad Al Hasassna
Publié le
Temps de lecture6 min
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Official article information
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Article number
8505/2026
Article code
IUOAMC-ART-2026-8505
Protection number
Article author
الشيف أحمد حساسنة | Chef Ahmad Al Hasassna
Reference
المادة من إعداد فريق كنعان المطبخي الكوليناري — فلسطين: أحمد ماهر أبو بكر (النص الأساسي)، ميس براهمه (الإدارة العامة)، أحمد حساسنة (مستشار الفريق وإعداد المقال). التدقيق اللغوي وإعادة الصياغة: أحمد عصام المعدراني.
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Une référence historique publiée par IUOAMC

Éditeur : International Union of Arab Master Chefs (IUOAMC) · Magazine IUOAMC MEDIA.

Collection : Mémoire alimentaire palestinienne · Édition rédactionnelle : 1.2 · Code de l’article : IUOAMC-ART-2026-8505.

WCIP-MEDIA-2026-0002

Préparation de la matière : Kanaan Culinary Team — Palestine

Membres de l’équipe Kanaan ayant contribué à cette publication :

Révision linguistique et réécriture : Chef Ahmad Issam Maadarani.

Révision linguistique et réécriture : Chef Ahmad Issam Maadarani

Une petite carte de restaurant peut ouvrir de grandes questions sur une ville, le travail et les goûts. Les deux feuilles reproduites ici ont été fournies comme la carte d’un restaurant de Safad, en Palestine, datée de 1946 et rattachée, dans les informations de la collection, à un établissement tenu par Ahmad Darwish et Shukri al-Araj. Elles conservent des noms de mets et des prix en arabe et en anglais.

Source du document : la collection fournie au magazine identifie les deux feuilles comme la carte d’un restaurant de Safad en 1946, associé à Ahmad Darwish et Shukri al-Araj. La lecture suivante porte sur son organisation, ses mets et ses prix.

Un document de travail comme source historique

La numérotation se poursuit de 1 à 42 sur les deux feuilles. Les colonnes rapprochent les articles et leurs prix, en précisant des unités de vente : portion, verre, bouteille ou repas. Cette organisation permettait de comparer des choix.

Certains articles proposent plusieurs variantes : la numérotation remplit ainsi une fonction pratique dans l’organisation des commandes. Cette présentation documente une dimension professionnelle de l’hospitalité, en reliant un mets et son unité de service à un prix annoncé.

Le petit-déjeuner : formule et éléments séparés

La première ligne décrit un petit-déjeuner comprenant un œuf, du thé ou du café et un sandwich, au prix lisible de 65 dans la colonne Mils. Figurent aussi des portions de pain, de beurre, de confiture et de miel, ainsi que plusieurs préparations d’œufs.

Une portion de trois tranches de pain est indiquée à 8, le beurre à 15, et la confiture et le miel à 10 chacun. Ces exemples illustrent l’attention portée à la portion et au prix de chaque élément.

La présence simultanée d’une formule et d’éléments vendus séparément suggère plusieurs manières de commander dans le même établissement. Cette organisation souligne la souplesse du service et la diversité des commandes.

Des produits locaux et un répertoire plus large

Les lignes lisibles mentionnent notamment labneh, fromage, houmous, kebab, foul, sardines et poisson, aux côtés de puddings, de pancakes, de glaces et de boissons au lait, aux fruits ou au soda.

Ce voisinage réunit des produits locaux et des noms ou des modes de service circulant au-delà des frontières. Le restaurant de Safad apparaît ainsi comme un espace de rencontre entre goûts locaux, produits et idées culinaires.

Son intérêt international tient à la coexistence, dans un lieu précis, de produits locaux et de noms ou de modes de service circulant au-delà des frontières. Cette approche rend l’histoire des cuisines plus concrète qu’une image de traditions immobiles.

Deux langues pour commander

L’arabe et l’anglais sont disposés en colonnes approximativement parallèles, avec des différences de formulation et de détail. La carte pouvait ainsi être utilisée dans les deux langues. Cette disposition bilingue donne aussi à la carte une fonction linguistique et organisationnelle dans l’hospitalité.

Certains mots exigent une lecture attentive : les noms peuvent être translittérés et les deux versions ne se correspondent pas toujours littéralement. L’image demeure la référence ; un terme moderne familier ne doit pas remplacer silencieusement une inscription incertaine.

Les prix et les limites de la comparaison

La colonne anglaise porte le titre Mils. Parmi les prix lisibles figurent le thé à 20, le café à 23, le déjeuner ou dîner à 100, le poisson à 100 et le kebab avec salade à 90. Les chiffres modifiés ou peu nets doivent être vérifiés sur l’image.

Ces valeurs autorisent une comparaison interne : le repas à 100 représente cinq fois le prix du thé à 20. Elles ne permettent pas de qualifier le restaurant de bon marché ou de luxueux, ni de convertir ses prix en pouvoir d’achat actuel. Il faudrait établir la date, la monnaie, les salaires, les prix comparables et la taille des portions.

Un écart de prix ne mesure pas directement la qualité : quantité, service et accompagnements peuvent également intervenir.

Une trace du métier de restaurateur

Le document conserve des détails significatifs pour les professionnels : quantités précisées, variantes de préparation, classement des boissons et commandes séparées ou composées. Ces détails ouvrent une perspective sur l’organisation du travail entre cuisine et salle.

La carte prend sa place dans les archives de la vie urbaine palestinienne. Sa lecture aux côtés des annonces de presse, des photographies de marchés et des récits familiaux enrichit l’histoire des personnes, du travail et des goûts.

La carte donne accès à une vie urbaine tangible : petit-déjeuner commandé, portions définies, boissons tarifées et choix formulés dans deux langues. Elle ne résume pas l’histoire culinaire palestinienne ; elle préserve des détails que les recettes seules enregistrent rarement.

Le document source : les deux feuilles de la carte

Carte de l’ensemble consacré à Safad, Palestine, 1946 — feuille 1 ; Ahmad Darwish et Shukri al-Araj selon les informations reçues.
Carte de l’ensemble consacré à Safad, Palestine, 1946 — feuille 1 ; Ahmad Darwish et Shukri al-Araj selon les informations reçues.
Carte de l’ensemble consacré à Safad, Palestine, 1946 — feuille 2 ; Ahmad Darwish et Shukri al-Araj selon les informations reçues.
Carte de l’ensemble consacré à Safad, Palestine, 1946 — feuille 2 ; Ahmad Darwish et Shukri al-Araj selon les informations reçues.

Source et méthode de lecture

Source principale : les deux images de la carte fournies au magazine, numérotées de 1 à 42, avec les informations identifiant Safad, l’année 1946 et les propriétaires nommés. L’article étudie les mets, les prix et l’organisation du service. Édition préparée le 3 novembre 2026.

Lire l’article complémentaire de cette série

Référence bibliographique

Al Hasassna, A. (2026). À table à Safad en 1946 : une carte de restaurant comme source de l’histoire alimentaire palestinienne. Édition 1.2. Magazine IUOAMC MEDIA, International Union of Arab Master Chefs. Texte de base : Ahmad Maher Abu Bakr ; révision et réécriture : Ahmad Issam Maadarani. IUOAMC-ART-2026-8505.

À table à Safad en 1946 : une carte de restaurant comme source de l’histoire alimentaire palestinienne

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  1. · Version 1.2

    Révision rédactionnelle, éditeur, contributions, citation, lien direct avec WICP et empreintes des éditions linguistiques conservées.

  2. · Version 1.1

    Révision de la rédaction publique ; ajout des crédits de révision linguistique, de réécriture et de l’enregistrement WICP.

  3. · Version 1.0

    Première édition : réécriture et correction arabe, traduction et révision anglaise et française, documentation des images et des sources et attribution de la provenance reçue.